FAQ

  • Quelle méthode pratiques-tu ?

J'ai exploré et découvert avec ravissement de nombreuses méthodes depuis que je pratique le chant. Les techniques enseignées en conservatoire (méthodes françaises et italiennes), la méthode Richard Cross, la Complete Vocal Technique, Speech Level Singing, Singing Success, la méthode Estill, Vocal Process, Four Pillar of Singing, Zen of Screaming et bien d'autres encore. Chacune d'entre elles apportait des éléments très intéressants concernant le fonctionnement du corps et de la voix, les principes physiologiques et acoustiques à découvrir et/ou respecter selon le style, mais aussi des astuces pédagogiques pour arriver au résultat désiré.

Malheureusement, comme toute méthode, elles présentaient également des manques ou des contradictions, tantôt dans la forme, tantôt dans le fond de ce qui était enseigné. Et aucune d'entre elles ne répondait entièrement à ce que je souhaitais transmettre lors de mes cours. Certaines s'évertuaient encore et toujours à essayer d'installer de gré ou de force un style de respiration sans même se demander si les cordes vocales répondaient à l'appel, tandis que d'autres formataient la voix en lui imposant une esthétique, au mépris de l'envie de l'élève.

J'ai donc forgé la Méthode VIP (Vox In Processus™) qui est une méthode regroupant à la fois le fond (ce qui est enseigné) et la forme (la pédagogie, la manière de transmettre) des meilleurs méthodes de chant que j'ai pu découvrir, et représente le fruit de ma décennie d'enseignement mais aussi d'apprentissage dans différentes écoles ici et là, ainsi que de mes expériences personnelles dans le cadre de la thérapie et du coaching de vie que je pratique également.

Ce site est une refonte de son ancêtre, Vocalix.fr, un site né le 8 Mars 2007 et qui aura été un pionnier en France dans la vulgarisation du chant et de son enseignement à distance (MSN, Téléphone...) Ce qui est aujourd'hui un acte tout à fait démocratisé (les cours de chant à distance) étaient - au moment où j'ai initié ce mouvement dans le milieu francophone - une hérésie auprès du corps enseignant qui n'hésita pas à me clouer au pilori... avant de - finalement - s'y mettre à son tour ! Comme quoi, tout arrive !

  • Je chante comme une casserole !

Ce n'est pas une question, mais je vais tout de même répondre à la question qui se cache derrière 🙂 Tout le monde ne "sait" pas forcément chanter, mais tout le monde "peut" apprendre à chanter. Si vous parlez, c'est que vous avez des cordes vocales. Si vous avez des cordes vocales, c'est que vous pouvez chanter ! Ce n'est pas plus compliqué que ça. Concernant les points qui vous gênent dans votre voix et votre manière de l'utiliser, ce sera mon rôle de vous apprendre comment faire pour obtenir le résultat désiré 🙂

Si la question qui se pose en arrière-plan est "peut-on toujours apprendre à chanter juste et bien", la réponse est OUI. Définitivement oui ! Pour avoir travaillé avec des sujets souffrant de pathologies tantôt vocales, tantôt auditives, tantôt motrices, je peux vous assurer et vous confirmer que ceci est à la portée de tous, même si les moyens mis en oeuvre pour arriver à ce résultat dépendra de votre niveau de départ.

  • Combien de cours me faut-il ? Est-il possible de prendre seulement un cours ? 

Il faut savoir qu'il est impossible d'évaluer le nombre de séances qu'il vous faudra pour arriver au résultat attendu sans vous avoir d'abord entendu, ni évalué vos difficultés, ni mesuré votre aisance à adopter de nouveaux réflexes vocaux. De ce fait, je ne pourrais pas vous faire un "bilan à l'aveugle", c'est totalement impossible. Et si un professeur vous dit sans vous entendre qu'il vous faudra X cours de chant, fuyez-le. Ce n'est pas un pédagogue sérieux.

Quant à la possibilité de ne prendre qu'un seul cours, évidemment, cela est faisable. Mais selon votre problématique, ce ne sera pas forcément suffisant. En effet, dans le cas d'un coaching ponctuel, cela peut être utile et ne pas réclamer davantage. Mais pour acquérir une vraie technique bien ancrée et solide, voyez le chemin comme celui d'un sportif de haut niveau : cela ne s'obtient pas en se contentant d'une seule séance. Ces dernières doivent être régulières pour conserver le niveau et les bons réflexes, le plus difficile étant généralement de perdre les mauvais réflexes d'abord.

  • Mon ancienne prof m'a dit que j'étais baryton. Je ne pourrais donc jamais chanter en tant que ténor ?

La voix est un outil extraordinaire qui peut se développer de manière parfois très surprenante. Avec une bonne technique, même un baryton peut chanter comme un ténor. Je suis moi-même baryton martin (la classe légère des barytons) mais peux monter tout de même jusqu'au contre-ut du ténor. Car mon travail technique me le permet. Or, comme cette zone n'est pas ma zone de confort, je préfère rester la plupart du temps sur une tessiture de baryton où je peux me sentir plus à l'aise et chanter plus longtemps et plus aisément.

Ceci étant, la voix possède ses limites propres à la morphologie même des cordes vocales. Selon leur longueur, leur épaisseur, leur tonicité et en fonction de l'ensemble de tous vos autres groupes musculaires servant à la phonation ou pouvant participer à l'effort vocal (comme les abdominaux, les dorsaux, les pectoraux ou les muscles du cou), vous pourrez vous balader plus ou moins largement sur le spectre de votre voix, mais aussi vous arrêter à leurs impératifs naturels. Ainsi, pour répondre, même en temps que baryton vous pourrez chanter en tant que ténor, mais il sera tout de même sage de respecter les limites naturelles de votre voix afin de ne pas la fatiguer ni la blesser (rassurez-vous, elle est solide !) Chanter ponctuellement hors de sa classification vocale est largement faisable. Il faudra simplement ne pas en faire un abus, ou alors adapter la technique pour rester dans une zone de confort malgré la hauteur (ce que l'on fait en changeant de mécanisme laryngé et en passant par ce que certains appellent la "voix de tête" ou "cordes fines", "mécanisme 2", voire "falsetto").

  • Il paraît que quand on est enroué, il faut boire du thé au citron et du miel.

Disons-le franchement : c'est un mythe. Quoi que vous buviez, cela ne vous redonnera pas votre voix. Ce que vous ingérez passe par l'oesophage tandis que la larynx, la boîte contenant vos cordes vocales, se trouve dans la trachée, donc sur un chemin à l'abri de votre alimentation. Boire du thé, du miel, du citron ou de la cardamome ne changera rien. Cependant, il y a tout de même un sens à cela. Lorsque l'on est souffrant, nous pouvons consommer certains produits qui aideront à retrouver la santé plus rapidement. Le citron et le miel, deux incroyables antiseptiques, peuvent vous aider à éradiquer les microbes buccaux et oesophagiens qui traînent et continuent de vous polluer. Attention cependant au miel car sa concentration en sucre peut donner une désagréable sensation de brûlure dans la gorge, tandis qu'un excès de citron pourrait causer des remontées acides qui, là, mettraient en péril votre voix en rechutant dans la trachée après la remontée.

Enfin, notons tout de même l'élément suivant : si ce que vous avalez n'influencera pas directement vos cordes vocales, cela peut en revanche avoir un impact de manière indirecte. Si l'érysimum est particulièrement efficace pour réhydrater les muqueuses sèches de la gorge et que la camomille fait office d'un fantastique anti-inflammatoire, il sera en revanche fortement déconseillé la consommation de tout produit contenant du lait de vache, ce dernier contenant de la caséine, un puissant allergène contre lequel le système immunitaire tente de se défendre en sécrétant des mucosités dans toute la sphère ORL, et donc sur vos cordes vocales, ce qui gêne leur bon travail (en plus de fragiliser le système immunitaire comme cela a déjà été démontré, n'en déplaise aux obstinés qui n'ont de cesse de protester et de jurer le contraire, sans aucune preuve de leur part).

Si vous êtes enroué, le mieux est encore de pratiquer des inhalations. Pour cela, vous pouvez embuer votre salle de bain comme lorsque vous prenez une douche bien chaude, mais cela n'est ni très écologique, ni très économique. Alors plutôt que cette solution coûteuse, favorisez de l'eau frémissante dans un bol, et mettez-vous au-dessus avec une serviette sur la tête afin de respirer les vapeurs (attention à ce que l'eau ne soit pas trop chaude pour que les vapeurs ne vous brûlent pas les muqueuses). Inhalez pendant une dizaine de minutes sans jamais ni tousser, ni vous racler la gorge, ni parler. Puis conservez ce même silence pendant les dix à quinze minutes qui suivront. Au besoin, vous pourrez mettre des branches de thym dans l'eau (si vous êtes enrhumés) ou des fleurs de camomille (pour apaiser les inflammations).

  • J'ai entendu dire qu'il fallait chanter avec le diaphragme. 

Lorsque vous respirez, il se produit deux cycles distincts : l'inspiration et l'expiration. A l'inspire, vous remplissez vos poumons avec l'air venu de l'extérieur. Et à l'expire, vous le chassez hors de votre corps. Pour vous permettre d'inspirer, vous contractez (automatiquement et sans avoir à y penser) ce large muscle nommé "diaphragme" qui augmente le volume de vos poumons, créant ainsi un appel d'air qui fait rentrer l'oxygène jusqu'à vos alvéoles. Lors de l'expire, en revanche, le diaphragme (qui n'est qu'un muscle inspirateur) n'est plus actif, mais bel est bien passif, et laisse le relais à d'autres muscles assurant le rôle d'expirateur (abdominaux et intercostaux internes entre autres). Lorsque vous chantez, vous envoyez de l'air vers vos cordes vocales pour que ces dernières vibrent. Vous êtes donc en phase expiratoire. Et en phase expiratoire, votre diaphragme est passif. Un enseignant qui vous dirait de "chanter avec le diaphragme" ne connaîtrait donc rien à l'anatomie du corps humain, ni au vrai fonctionnement de la mécanique vocale. Fuyez-le.